Zoom sur… – Alick auteur de la trilogie « L’Evangile des Damnés »

Me voilà de retour avec une interview d’un auteur dont je suis devenue complètement fan après la lecture de sa trilogie « L’Évangile des Damnés »! Vous l’aurez compris, il s’agit d’Alick qui a accepté de répondre à quelques questions. J’ai eu la joie de le rencontrer aux Imaginales d’Épinal le 2 juin ainsi que toute l’équipe des Editions Rebelle et je peux vous dire qu’ils sont tous adorable, sympathique, chaleureux et très souriants!! Trève de bavardage, voilà l’interview tant attendu:

Parlez-nous un peu de vous, votre vie d’auteur et de tous les jours.

Pour résumer, je dirai que mes journées sont découpées en trois portions inégales, à l’intérieur desquelles je jongle entre vie professionnelle, vie artistique et vie privée. Aucune journée ne ressemble à une autre.

-Quel est votre parcours d’auteur ?

Le premier mot qui me vient est : chaotique ! Rien ne me destinait à une aventure littéraire. J’ai commis toutes les erreurs du néophyte, dont l’édition à compte d’auteur, lorsque j’ai vu le mot FIN en bas de page. Avec le recul, je me rends compte que certaines de ces erreurs étaient nécessaires pour avancer, et, comme beaucoup, j’ai tout appris « à la dure », en autodidacte. Mais, contrairement à d’autres, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables qui ont su m’épauler, me donner l’envie de continuer et faire mûrir mon style ; je pense notamment à Fabrice Pate, Gabrielle Rigaud et Barbara Brockmann.

-Parlez-nous de votre saga « L’Evangile des Damnés »

L’histoire m’est venue de façon banale, après une rupture sentimentale. Si au début, il s’agissait d’une « écriture thérapeutique », l’envie d’explorer le thème de la reconstruction après la fatalité s’est imposée d’elle-même. Que ferait-on d’une seconde chance ? Comment gérer une déchirure profonde ? Je voulais parler d’amour perdu, d’amour éternel. Le vampire s’est imposé à moi en tant qu’allégorie car il s’agit d’une créature ayant figure humaine, pouvant traverser l’éternité avec un semblable et donc l’aimer pour toujours. Comme je ne savais pas ce qu’était un vampire, j’ai dû faire de nombreuses recherches avant d’écrire. Le premier Chapitre parle de la (re)naissance (libération du héros, Chapitre d’introduction), le second parle logiquement de la vie, des corollaires de cette renaissance, et le 3ème, de la mort.

-Comment définiriez-vous cette saga ?

C’est un thriller fantastique destiné aux amateurs du genre et aux curieux mais je ne suis pas exclusif. Pour moi, cette histoire s’adresse à tous les amateurs d’évasion. Le côté « fantastique » n’arrive qu’au premier tiers du Chapitre 1 et déclenche une réaction en chaîne d’événements qui propulsent le lecteur en même temps que le protagoniste dans cette aventure. Je suis parti du principe que personne n’avait entendu parler de vampires et qu’il fallait repartir de zéro, tout expliquer. C’est ce que je propose dans la trilogie en apportant beaucoup de questions auxquelles je réponds au fur et à mesure jusqu’à la révélation finale. L’intrigue est dense, haletante, à tiroirs et s’étend sur l’ensemble de l’histoire.

-Ange et Yann sont des personnages auxquels je me suis beaucoup attachée, comment les avez-vous construits ? Vous êtes-vous inspirés de personnes réels ?

En réalité, ils sont tous les deux une part de moi. Pour Ange, ça a été très facile car son histoire est la mienne, et il m’a suffi de faire appel à mes souvenirs pour le construire. Yann est un mélange avec mon meilleur ami, et c’est lui qui m’a inspiré sa fidélité à toute épreuve et d’autres traits de son caractère.

-Il y a beaucoup de personnages dans vos romans et chacun à son rôle à jouer dans l’histoire alors, est-ce que vous n’aviez pas peur d’en avoir trop ou d’en laisser de côté ?

Non, car, comme vous le faites remarquer, chacun a une place bien définie.

-A propos de l‘époustouflant twist de la fin, comment vous est venue cette idée ? Vous le saviez dès le début ou l’idée vous est venue au fur et à mesure ?

Je le savais au départ, mais il y avait une variante que j’ai supprimé pour une question de rythme et de cohérence. Et si vous regardez bien, vous verrez qu’il y a un clin d’oeil au « Thriller » de Michael Jackson, clip qui m’a marqué lorsque j’avais 4 ans.

Les thèmes des vampires et autres créatures surnaturelles vous passionnent-ils et si oui pourquoi ?

Le surnaturel me fascine depuis l’enfance. En Martinique, nous avons beaucoup d’histoires qui, racontées, connaitraient un franc succès. C’est cette atmosphère qui m’accompagne lorsque j’écris car j’essaie de traduire la peur, le malaise et la gratitude égoïste d’être en vie tout en expérimentant le frisson par procuration.

On sent un univers vraiment très travaillé et développé, avez-vous fait un travail de recherche particulier sur des lieux ou sur la mythologie des créatures surnaturelles ?

Les références sont multiples mais les principales restent Roland Villeneuve (Dictionnaire du Diable), Sogyal Rinpoché (Livre Tibétain de la Vie et de la Mort), Pascal Bancourt (Le Livre des morts égyptien), Dante (La Divine Comédie), James Gleick (La Théorie du Chaos) et un peu Mascarade le jeu de White Wolf. Ensuite, on peut parler de nombreuses influences cinématographiques tardives comme Matrix, Binchunmoo et Cypher. Mais mon travail de recherche littéraire m’a conduit vers Anne Rice, Bram Stoker et Lovecraft pour citer les romanciers, mais surtout vers une étude approfondie du chamanisme, des mythologies nordiques et gréco-romaines, de l’ésotérisme, des trois grandes religions monothéistes, des sciences astronomiques, de la médecine, du Jaïnisme (courant philosophique bouddhiste) et de l’évolution humaine à travers l’Histoire. Ce qu’il faut savoir, c’est que près de 50% des faits sont vérifiables, ce qui accroît la crédibilité de l’histoire, et pour les lieux, je fais des repérages ou me documente afin de plonger le lecteur dans l’endroit où se déroule l’action. C’est un travail qui m’aura demandé dix ans.

-Où trouvez-vous l’inspiration pour écrire vos livres ?

Tout dépend, mais il n’est pas faux de dire qu’à la base de tout, il y a une rencontre (visuelle, musicale ou personnelle).

-Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire, pourquoi avez-vous choisi ces thèmes ?

Mes romans répondent tous à une seule et même question que je vous laisserai le soin de découvrir au fur et à mesure des parutions.

-Quels sont vos lectures et vos auteurs préférés ?

Question piège ! Je fonctionne au coup de coeur pour un livre et non un auteur.

-Quelle sera votre actualité littéraire dans les mois à venir ?

Quelques salons pour aller à la rencontre des lecteurs et rigoler avec eux. Sinon, deux gros projets en préparation (Les Nécroparieurs et L’équipe 13) mais chut… ne dîtes pas que je vous en ai parlé! Voilà, j’espère ne pas avoir été trop long. Encore merci pour tout et ravi de t’avoir rencontré à Epinal ^^ Le bisou à la petite puce et à bientôt pour MIROIR!

Mille merci à toi Alick de m’avoir accordé un peu de son temps pour me répondre, merci pour son accessibilité et sa gentillesse et puis à très bientôt pour la lecture de tes prochains livres!!!

A noter que son nouveau roman « Miroir » sortira en Septembre 2012 aux Editions Rebelle:Synopsis:

Faisant partie des meilleurs éléments de la brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres, Axiandre Martin reçoit les honneurs après l’arrestation musclée du tueur parisien connu sous le nom de « Purificateur ». Toutefois, affectée par la mort de son coéquipier lors de cette opération, elle bénéficie d’un congé d’une semaine mais se voit rappelée durant ses vacances. Trois corps mutilés viennent d’être retrouvés et l’affaire s’annonce étrange. Il s’agit de jeunes filles sur le point de se marier, toutes exécutées 24 heures avant la cérémonie. Bientôt les corps s’accumulent et la presse s’empare de l’affaire. Sur les traces d’un dangereux psychopathe, l’enquête la plonge alors dans un univers de démence et d’horreur dont elle sortira transformée.

A très vite pour un Nouveau Zoom Sur …!!

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Zoom Sur… – Jean-Claude Kaufmann auteur du livre C’est arrivé comme ça

Me voilà de retour pour une nouvelle interview. Je suis ravie de vous présenter Jean-Claude Kaufmann, l’auteur du livre « C’est arrivé comme ça » qui a été un véritable coup de coeur pour moi. Vous pouvez aller lire la chronique que j’en ai faite par ICI.

Jean-Claude Kaufmann est né en 1948. Il est marié, a deux enfants et vit en Bretagne. Il a commencé sa carrière de sociologue en 1969, comme chercheur contractuel, avant d’être admis au CNRS en 1977. D’abord Chargé de Recherche, il a été nommé Directeur de Recherche en 2000. Il est membre du CERLIS (Centre de recherche sur les liens sociaux), laboratoire CNRS de l’université Paris Descartes. Sa trajectoire est atypique. Il a débuté comme professionnel de la sociologie alors qu’il était encore étudiant, ce qui l’a conduit à forger ses propres outils et méthodes de travail, en prise directe avec les terrains d’enquête. D’où son goût du concret, qui ne se limite cependant jamais à l’empirisme. Le terrain est en effet pour lui la matière première qui lui permet d’élaborer sa théorie, de façon progressive et pragmatique, dans une confrontation permanente avec les faits. Cette façon nouvelle de fabriquer la théorie sociologique a été explicitée dans L’entretien compréhensif.

-Parlez-nous un peu de vous, votre vie d’auteur et de tous les jours.

On me demande parfois quels sont mes loisirs, mes passions. C’est un peu obligatoire d’avoir des passions en dehors de son travail aujourd’hui, c’est très mal vu de ne pas en avoir. Je déçois donc mon interlocuteur, car je n’ai qu’une vraie et grande passion, brûlante et dévorante, ce sont mes livres. J’adore notamment écrire (un livre d’enquête est très long à préparer avant de passer à l’écriture) ; c’est toujours pour moi un immense plaisir.

-Quel est votre parcours d’auteur ?

J’ai commencé par des écrits scientifiques, parfois un peu jargonneux. Puis, aidé par le public qui commençait à me lire, j’ai essayé de donner un peu de couleur et de vie à ma plume, de raconter ce que j’avais à dire, de le raconter comme on raconte une histoire. Je m’approchais de plus en plus de l’écriture romanesque.

-Parlez-nous de votre livre « C’est arrivé comme ça »

Eh bien, c’est arrivé comme ça justement, une soudaine envie (enfin !) de passer à la pure fiction, une envie de jouir d’une totale liberté de plume, d’inventer des personnages. C’est incroyable d’inventer un personnage, on se place au même niveau que Dieu, parce que ce personnage, il devient vraiment vivant. Les gens me parlent de Charlène et de Sami, me demandent de leurs nouvelles, ce qu’ils vont devenir. Je continue à les sentir proches de moi, à vibrer avec eux. C’est très étonnant, on élargit le cercle de ses proches !

-Comment définiriez-vous ce livre ?

Il peut se lire comme une histoire toute simple, qui donne à chaque page envie de savoir la suite. J’ai essayé de construire une intrigue très rythmée à partir d’événements minuscules, les petites choses de la vie. Car ces soi-disant petites choses peuvent parfois jouer un rôle décisif. Les chaussures de Charlène par exemple.
Mais il peut se lire aussi autrement, car ce qui est au cœur du livre est ce moment prodigieusement important où la vie bascule, où rien ne sera plus jamais comme avant. Je voulais décrire de l’intérieur des deux personnages comme se passe cette étrange métamorphose. C’est donc aussi un livre pour réfléchir sur soi.

-Est-ce que Charlène et Sami sont des personnages totalement fictifs ou est-ce que des proches vous les ont inspirés?

Cela fait 30 ans que j’interroge les gens pour mes enquêtes et qu’ils me racontent intimement leurs histoires de vie. Souvent étonnantes, prodigieuses, pleines de surprises, dignes d’un roman. Beaucoup de choses que je raconte sont tirées de ces histoires réelles.

-Pourquoi vous êtes vous arrêté à ce moment précis de leur histoire avec cette demande de bébé et ne pas avoir continué plus loin?

L’essentiel se passe en trois jours, en ce moment décisif où tout bascule. Seul le dernier chapitre se déroule six mois plus tard, quand Sami avoue son rêve qu’ils aient un bébé. A nouveau nous nous situons là à un tournant de l’existence. Le couple a donc réussi à se former, malgré mille problèmes rencontrés. Mais l’avenir reste incertain ; Charlène a tellement peur de perdre sa jeunesse !
C’est au lecteur d’écrire la suite dans sa tête. Comme c’est à lui de choisir entre Charlène et Sami, qui voient d’une façon tellement différente tout ce qu’ils ont vécu ensemble.
Dans ma propre tête, la suite n’est pas encore évidente, selon les jours je change de scénario. Cela ne servirait à rien de trop construire à l’avance, il faut vraiment entrer dans la peau du personnage, au cœur de l’action, pour sentir la vérité de la vie, et dans quelle direction les choses doivent évoluer.
Mais si des lecteurs ont leur propre idée de la suite, ce pourrait être un jeu amusant de confronter les points de vue !

-Est-ce que vous prévoyez une suite à ce roman?

Je ne suis pas seul à décider. Un roman est d’abord un face à face individuel de l’auteur avec sa page blanche, mais il ne prend réellement vie que par ses lecteurs. Ce sont eux qui décident de tout en fait. Si l’histoire de Charlène et Sami ne touche personne, cela n’aurait pas beaucoup de sens de m’acharner à imaginer la suite. Oui j’aimerais bien découvrir, je serais très curieux de découvrir, ce qu’ils vont devenir. Mais cela ne dépend pas que de moi. Et sinon, il y a tellement d’autres projets qui m’attendent…

-Les thèmes du couple et de l’amour sont-ils des sujets qui vous tiennent à cœur ou qui vous passionnent?

Oui, parce que le couple, dont on attend tellement, est devenu extraordinairement difficile à former aujourd’hui. Et parce que l’amour est la seule, la grande, la merveilleuse utopie qui nous reste aujourd’hui.

-Où trouvez-vous l’inspiration pour écrire vos livres ?

C’est un vrai problème pour moi : j’ai tout le temps la tête dans de nouveaux projets de livres. Quand je dis que c’est un problème, c’est très sincère, cela n’aide pas à bien vivre, c’est épuisant. Chaque jour j’ébauche des projets (de nouvelles enquêtes, des histoires à raconter)…qui ne verront pas le jour, et dureront à peine plus que l’espace d’un rêve. Une trentaine ont passé la rampe, et se sont transformés en fiches, entassées dans mes tiroirs. Mais c’est peut-être encore pire ces livres qui débutent et qui n’iront pas jusqu’à la fin. Trop rêver, c’est très fatigant.

-Quels sont vos lectures et vos auteurs préférés ?

Je suis un lecteur boulimique, d’abord par nécessité professionnelle, je lis des montagnes de livres de sciences humaines. En utilisant des techniques de lecture rapide, ce qui est très pénible et épuisant. Alors, quand je choisis un roman, pour mon plaisir, je deviens un lecteur incroyablement lent et rêveur. J’aime bien être emporté par une histoire, pleine de justesse dans les détails et une petite dose d’humour, des auteurs comme David Lodge ou Alison Lurie. Mais j’adore aussi des écritures poétiques qui inventent un univers comme Alessandro Barrico.

-Quelle sera votre actualité littéraire dans les mois à venir ?

Pour fin septembre, un livre très différent (j’aime bien les livres différents), plein de témoignages, de photos, d’archives personnelles, sur les mille petites histoires du « Grand Jour », le jour du mariage, et son évolution depuis 1940. Tous les détails parlent, même les plus minuscules. Les menus par exemple. Dans les années 50, dans 2 mariages sur 3, on trouve le même plat : l’incontournable « langue de bœuf sauce madère ». Elle va rapidement disparaître. Mais un autre plat apparait, au dessert : la pièce montée, qui elle au contraire, va s’inscrire dans la symbolique matrimoniale.
Je continue en fait un peu ce que j’ai raconté dans le roman : des objets qui apparaissent ridicules, des gestes qui ont l’air de rien, jouent un rôle beaucoup plus importants que nous n’imaginons.

Encore merci à vous, Jean-Claude Kaufmann, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions mais aussi pour votre sympathie. Quand à vous qui me lisez, je ne saurai que vous recommander une fois de plus son livre « C’est arrivé comme ça » Il en vaut vraiment le détour!

A bientôt pour une nouvelle interview!!

Zoom sur… – Élisa Martin, auteure du livre « Amour sous hypnose »

Me revoilà aujourd’hui pour vous présenter l’interview d’une auteure dont j’ai particulièrement aimé le livre: Élisa Martin. Publiée aux Editions Amorosa, c’est avec grand plaisir que je l’ai découverte et que je me suis plongé dans son roman. J’ai été conquise par son style d’écriture à la fois fluide et frais mais également par son histoire pleine de tendresse, d’amour et de voyages. Vous pouvez retrouvez ma chronique de son lire « Amour sous hypnose » par ICI. Je vous laisse donc lire l’interview qu’elle m’a accordé:

Bonjour Élisa, Parlez-nous un peu de vous, votre vie d’auteur et de tous les jours.

J’ai une vie assez paisible : je passe la plus grande partie de mon temps avec mes deux enfants, encore petits. Je m’occupe d’un potager, j’aime faire la sieste le midi, me promener dans la garrigue. J’écris surtout le soir pendant que les enfants dorment.

Quel est votre parcours d’auteur ?

Je me suis mise à écrire récemment. Adolescente, je composais des poèmes ou des nouvelles, mais je n’écrivais pas de romans. J’ai toujours inventé des dialogues dans ma tête, sans les coucher sur le papier : des textes qui se sont évanouis au fil du temps. Depuis deux ans, j’ai écrit une quinzaine de textes pour adultes et pour la jeunesse. Amour sous hypnose est mon premier roman sentimental.

Parlez-nous de votre livre Amour sous hypnose.

C’est une histoire d’amour entre un médecin humanitaire et un magicien hypnotiseur. L’hypnose en est à la fois la toile de fond et le ressort romanesque. L’héroïne est tiraillée entre son désir pour un magicien envoutant et un fiancé qui la connaît depuis toujours mais ne la comprend pas vraiment.

Où trouvez-vous l’inspiration pour l’intrigue de vos livres ?

Je me nourris de toutes les anecdotes du quotidien, d’épisodes historiques, des émissions radio que j’écoute. L’inspiration peut aussi me venir d’une simple sonorité ou d’un mot que je trouve beau. Je suis aussi influencée par mes propres lectures. Dans Amour sous hypnose, les dialogues en Erythrée sont un clin d’œil aux textes de Duras que j’admire particulièrement. À vrai dire, l’intrigue de ce livre m’est venue en dormant. Je rêve souvent de mes textes et l’intrigue est déjà élaborée quand je me réveille. Parfois, je laisse l’intrigue se construire en écrivant, les personnages prennent vie par eux-mêmes et je me contente de les suivre, de les sentir prendre corps.

Comment définiriez-vous ce livre ?

Ce livre est un roman sentimental : il cherche avant tout à faire rêver le lecteur. Si on prend le cinéma pour référent, c’est une comédie romantique.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire, pourquoi avez-vous choisi ce thème ?

Je souhaitais que cette histoire d’amour ait quelque chose de magique, d’imprévisible. Sous hypnose, tout peut s’inverser, l’inconscient peut devenir réalité.

L’Afrique, les dispensaires et les enfants malades sont-ils un sujet qui vous tient à coeur?

J’ai souvent rêvé de faire un travail plus utile, de m’engager pour construire un monde plus juste. La grande pauvreté me révolte, les images d’enfants affamés me sont insupportables. J’aimerais avoir la baguette magique de mon héros.

Est ce que vous vous intéressez à l’hypnose?

J’aime comme tout le monde les scènes d’hypnose des films de Woody Allen. J’ai même essayé comme mon héroïne de pratiquer sur mon chat, sans succès… Ce qu’il y a de fascinant dans l’hypnose, c’est le pouvoir de la suggestion : dépasser ses limites, accéder à son propre inconscient. C’est effrayant aussi !

Quels sont vos lectures et vos auteurs préférés ?

Je lis peu de romans, je lis des tonnes d’ouvrages historiques. J’aime les grandes et belles histoires d’amour. J’adore Anna Karénine, Manon Lescaut, le Rouge et le Noir et la princesse de Clèves.

Quelle sera votre actualité littéraire dans les mois à venir ?

Je prépare un nouveau roman sentimental qui devrait être terminé pour la fin du printemps. J’écris aussi pour la jeunesse. Plusieurs de mes romans paraîtront d’ici octobre. Ils sont souvent inspirés d’histoires vraies. L’un d’entre eux raconte une belle histoire d’amour contrariée entre deux Anglais à l’époque de Louis XIV.

Merci à vous Élisa pour le temps que vous m’avez accordé mais aussi pour votre roman que j’ai adoré et j’attend les prochains avec impatience!! Quand à vous qui me lisez, je vous recommande vivement son livre « Amour sous hypnose » disponible dans les grandes surfaces mais aussi sur Amazon et Fnac.

Zoom sur… – Sylvie Wolfs auteur de « La légende de la femme-louve tome 1, la traque sauvage »

Me revoilà aujourd’hui pour un nouveau zoom sur un auteur que j’apprécie énormément et son livre que j’ai adoré et dont j’attend la suite avec impatience! Aujourd’hui, je voit de plus en plus de blog avec les mêmes thème tels que la bit-lit ou la dystopie et je ne les blâme pas parce que j’en fait partie! En revanche, avec cet auteur et son livre, j’ai pris un risque, le risque de découvrir un autre genre, le risque d’aimer ou pas, le risque de changer de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant!

Aujourd’hui je suis loin de le regretter et je suis très heureuse de vous présenter l’interview de Sylvie Wolfs. Non seulement j’ai adoré son livre et je vous le conseille vivement, mais en plus c’est aussi une personne très sympathique et disponible, à l’écoute de ses lecteurs. Je vous laisse maintenant la découvrir dans cette interview.

Parlez-nous un peu de vous, votre vie d’auteur et de tous les jours.

Je m’appelle Sylvie Wolfs, je suis mariée (mon mari Yann est photographe) et j’ai cinq enfants. Je vis à la campagne, dans le nord de la Sarthe. Je suis auxiliaire de vie, à mon domicile. Si une grande partie de mon temps est donc consacrée aux autres, l’écriture est mon espace « très privé » auquel je consacre tout mon temps libre.

Quel est votre parcours d’auteur ?

J’ai écrit mon premier « vrai » roman tardivement, à l’aube de mes 38 ans : une autoédition sous le label Laguasso : « L’œil du loup noir ».

Grâce à mon autoédition, j’ai été remarquée par Timée-Editions. Afin de rejoindre leur collection « romans historiques »,  Cheveux-de-Feu est né en 2008. Un roman de « commande » (c’est-à-dire que j’ai signé un contrat avant même l’écriture du roman), ce qui était vraiment inattendu pour moi.
Riche de cette première expérience éditoriale qui m’a beaucoup appris et donné confiance, j’ai décidé d’écrire une série Western en reprenant le personnage de Cheveux-de-Feu (Jewell O’Connor) : « La légende de la Femme-Louve ».

Traque Sauvage est donc mon troisième roman.
J’ai participé en 2010 au « Grand Prix littéraire Géo », organisé par Prisma et les Nouveaux Auteurs.
Le premier tome (2 premiers épisodes de la légende de la Femme-Louve) Traque Sauvage, s’est retrouvé finaliste (5 manuscrits sur 150) et s’est vu proposé un contrat d’édition lui permettant de se retrouver en librairie.

Ce n’est qu’une étape.
Long is the road…

Parlez-nous de Traque Sauvage, la légende de la Femme Louve.

La tête de Jewell O’Connor est mise à prix. Pendant cinq ans, elle réussit à échapper aux chasseurs de primes les plus aguerris. Tous, sauf un : l’impitoyable Wiley Hurt. C’est dans le Montana, à Woodson City, que la jeune femme cherche refuge et décide d’affronter son destin. Elle n’a qu’un seul objectif : survivre pour retrouver son fils. Cette ville du Far West, haute en couleur, est le théâtre du premier face-à-face entre le chasseur de primes et la fugitive, ouvrant des brèches fantasmagoriques et révélant de surprenants phénomènes. Des amitiés inattendues s’y nouent et Jewell O’Connor y est jugée… et condamnée. L’inquiétant juge McCarthy lui lance alors un incroyable défi qui la mènera du Montana à l’Arizona, du cœur des ténèbres aux cimes sacrées des Apaches Aravaïpas. À la conquête de sa liberté et de son pouvoir.

Où trouvez-vous l’inspiration pour l’intrigue de vos livres ?

Dans mon imaginaire.
J’y pense tout le temps, du matin au soir. Et la nuit j’en rêve ! On peut dire que c’est obsessionnel… même quand je n’y pense pas, j’y pense ! 😉
Je suis au service de mes personnages. Les patrons, ce sont eux.
Je regarde beaucoup de films, de tous genres (par exemple, en ce moment, je regarde beaucoup de films d’horreur). Le cinéma est pour moi une grande source d’inspiration.

Comment définiriez-vous ce livre ?

Un western fantasmagorique. Les deux premiers épisodes d’une série que je souhaite longue et évolutive. Car si elle débute dans un univers western très marqué, elle va évoluer vers un genre de plus en plus fantastique et je dirais… déjanté.
J’écris cette série de façon très cinématographique, dans la construction particulière et dans le rythme effréné que je veux lui insuffler.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire, pourquoi avez-vous choisi ce thème ?

J’ai toujours aimé l’écriture, mais sans aucune ambition particulière. Lorsque je me suis lancée -assez tardivement- dans l’écriture d’un vrai roman, je ne savais pas si j’en étais capable (le tout n’est pas seulement de vouloir, mais aussi de pouvoir !). À 40 ans, je me suis retrouvée (comme beaucoup de femmes qui se sont consacrées à leur famille) à un « cap » et je me suis dit : « c’est maintenant ou jamais ! ». Mes cinq enfants grandissaient, avaient moins besoin de mon attention constante, et je ressentais la nécessité de faire quelque chose « pour moi », et qui me ressemblait…
J’ai décidé d’écrire un roman et le thème s’est imposé par lui-même.

Le western et les Indiens sont-ils un sujet qui vous tient à cœur ?

Mon intérêt vient de l’enfance. Les westerns que je regardais à la télévision le dimanche après-midi (au temps où la télé me faisait encore rêver), et les Indiens représentaient pour moi la liberté, l’équité, le courage, la générosité… Tout ce qui me manque aujourd’hui dans notre société dite « évoluée et moderne ». L’image romantique de l’enfance et de l’adolescence s’est muée au fil du temps à un réel intérêt pour leurs coutumes et spiritualité. Dans certaines épreuves de ma vie, la spiritualité amérindienne m’a beaucoup aidée, soutenue… Cela fait partie de moi, de ma façon de voir la vie, le monde, la mort également. Cependant, je précise que je ne suis pas une indianiste qui s’identifie aux Indiens pour exister, juste une passionnée qui essaie de ressentir leur magnifique culture.
Mon outil premier est l’imaginaire. Par ce biais, je fais des voyages fantastiques. Ensuite, j’écris, pour partager. Je suis assez solitaire et casanière, j’aime ma maison à la campagne, mon jardin, mes chiens, écrire… Le monde bruyant et agité d’aujourd’hui ne m’intéresse pas. Finalement, l’écriture est une sorte de refuge.

Quels sont vos lectures et vos auteurs préférés ?

Mon auteur préféré est de loin Stephen King, quand je prends un livre de cet écrivain génial, et même si je l’ai déjà lu plusieurs fois… je me sens bien. Et j’apprends des choses sur l’art de l’écriture.
Mon auteur français préféré est Pierre Pelot, qui a commencé sa carrière d’écrivain en écrivant des westerns, dans les années 70.
En ce moment je lis « Le tunnel » de Lacaze. Un roman témoignage sur les camps de la mort, pendant la Seconde Guerre. Le livre qui m’a le plus marquée ces dernières années, c’est « La route » de McCarthy.
Quoi que je lise, je recherche toujours une puissance d’écriture. Finalement, trop rare.
De plus, je lis assez peu quand j’écris. Le soir, je relis souvent ce que j’ai écrit dans la journée. Je regarde plutôt des films pendant mes périodes d’écriture, pour l’inspiration et le repos des neurones.

Quelle sera votre actualité littéraire dans les mois à venir ?

La réédition personnelle de Cheveux-de-Feu en mai 2011. Beaucoup de mes lecteurs actuels ne l’ont pas lu, et je trouve intéressant de mettre ce prologue à la série à leur disposition. Beaucoup se posent des questions sur Jewell O’Connor, et ce roman pourra les éclairer sur l’enfance de l’héroïne en Irlande, et ses premiers pas difficiles en Amérique, tout comme sa rencontre avec les Sioux. Ce roman sera disponible uniquement sur Amazon.
Continuer l’écriture tome 2 de la légende de la Femme-Louve, même si je ne sais pas encore, au moment où je vous parle, comment et par qui il sera édité.

Comment cela se passe-t-il avec les Nouveaux Auteurs et Prisma, éditeurs de Traque Sauvage ?

C’est un sujet douloureux actuellement.
Depuis deux ans, les maisons d’édition traversent (comme toutes les entreprises) une crise grave. Si en 2008 j’ai trouvé un éditeur digne de ce nom, les choses se sont largement détériorées depuis. Certes, il a toujours été très difficile de se faire éditer. Mais, au jour d’aujourd’hui, la situation est encore plus compliquée. Et épuisante… (Une des principales raisons qui m’a poussée — à contrecœur — à participer à ce concours Géo de Prisma, et qui fait leur succès actuel).

« Les Nouveaux Auteurs » (associé au puissant groupe Prisma) est une petite industrie du livre qui demande avant tout de la rentabilité. Le soutien aux auteurs est inexistant. Si un livre ne rentre pas dans ce principe commercial, s’il n’est pas « bancable » immédiatement, il ne les intéresse rapidement plus. Comme dans mon cas il s’agit du premier tome d’une série, ils n’éditeront pas le tome 2 si le tome 1 ne leur rapporte pas assez d’argent. C’est impitoyable, mais c’est ainsi. Cette manière de procéder ne correspond pas à mes attentes.

Mon univers et mon style particuliers demandent autre chose : du temps. Pour se faire connaître, apprécier, et trouver son lectorat. Rares d’ailleurs sont les séries qui décollent dès le premier tome.
Ce temps, on ne me le donne pas. En septembre, je serai fixée sur le sort réservé au tome 2, mais je ne me fais aucune illusion sur mon avenir aux Nouveaux Auteurs.

Je demanderai alors à récupérer mes droits sur le tome 1 et je chercherai un éditeur qui me laissera cette respiration nécessaire à la vie et l’évolution de ma série. Il est probable (si les choses trainent trop) que je retourne pour un temps à l’autoédition. Mais en aucun cas je n’abandonnerai mon projet.
Tout ce que je veux désormais, c’est mettre de côté ces soucis éditoriaux qui démolissent le moral et la confiance en soi. Et retrouver le plaisir d’écrire, de partager avec mes lecteurs : quoi qu’on en dise, de plus en plus nombreux.

Long is the road…
Merci Elodie.
Sylvie Wolfs

C’est moi qui vous remercie encore Sylvie d’avoir partager avec moi un peu de vous, de votre temps et votre livre! Je vous souhaite une longue route à vous et à votre roman et j’attend la suite avec impatience!! =)

Quand à vous je vous encourage à oser changer de lecture, oser changer d’horizon et de partir à la rencontre de « La légende de la femme louve tome1, Traque sauvage »!

Zoom sur… – Patrick Lambert auteur de La route d’émeraude

Aujourd’hui je vais vous présenter un auteur que j’ai découvert récemment, Patrick Lambert, auteur de « La route d’émeraude » qui sortira en librairie le 10 mars 2011. C’est un roman que j’ai eu la chance de lire en SP et qui m’a énormément plu d’ailleurs je lirai les autres livres de l’auteur prochainement!
copyright Solange Gauthier

P.J. Lambert, de son vrai prénom Patrick-Jérôme est un romancier français. Il a reçu le prix du Quai des Orfèvres pour son roman, Le Vengeur des catacombesPremière publication et première récompense pour cette plume intéressante qu’il signe ainsi chez Fayard. S’appuyant sur un thème d’actualité, l’auteur se penche sur la question de la réinsertion des délinquants sexuels et des malades mentaux et aux liens qu’entretiennent la police et la presse. Ce premier ouvrage à l’intrigue angoissante fait de P.J. Lambert un nouvel auteur à surveiller… Depuis il a publié deux autres romans dont Morofisc aux Editions Plon en 2009 et Les murmures du tombeau aux Editions First Thriller en 2010.

Parlez-nous un peu de vous, votre vie d’auteur et de tous les jours.

Ma vie d’auteur est indissociable de la vie en elle-même. Écrire est certes une activité solitaire, qui requiert une pratique quasi quotidienne, mais elle ne fait pas de moi un solitaire. Écrire et inventer la vie des autres ne doit pas mener à oublier la sienne. A cet égard, ma famille, mes amis, ces multiples rencontres en l’occasion de salons ou de dédicaces me sont tout autant indispensables qu’une bonne trame de roman. Je m’efforce donc de leur consacrer le plus de temps possible.

Quel est votre parcours en tant qu’auteur?

J’ai envie de le comparer à un 110 mètres haie où chaque barrière serait plus élevée que la précédente. Où l’engagement requis serait de plus en plus important à chaque étape. Où la pression de bien faire augmente et non pas diminue à chaque livre paru. Sachant que ce parcours, malgré sa difficulté, m’a amené, m’amène régulièrement, d’immenses joies qui font rapidement oublier tout moment de doute ou de déception.

Où trouvez-vous l’inspiration pour l’intrigue de vos livres?

Un peu partout : dans l’histoire, dans la vie quotidienne, dans mes lectures, les films, les rencontres avec mes amis. Témoignage surtout du fait qu’un auteur ne doit pas être recroquevillé sur lui-même, mais être ouvert sur tout et tous pour une meilleure création.

Parlez-nous de « la route d’émeraude ».

La route d’émeraude est un panaché de très nombreux éléments extraits de mes intérêts et de mes passions. Depuis l’histoire jusqu’à l’alchimie, en passant par l’aventure, le suspense et la romance.  Mais c’est avant tout le livre d’aventures que j’aurais aimé lire.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ce livre?
Mes lectures portant sur la période historique qui est sous-jacente à ce roman. Certes, ce livre se passe en l’époque actuelle, mais la période historique évoquée comme support à l’intrigue m’a toujours parue passionnante, tant y sont nombreux les hommes et les femmes qui ont marqués l’histoire ainsi que notre imaginaire.

Pourquoi avez-vous mélangé dans ce roman, policier / thriller, de l’alchimie et de l’histoire?

J’aime l’Histoire, l’aventure, le suspense, la romance, que l’on retrouve d’ailleurs dans mon livre précédent :  Les murmures du tombeau. Si j’ai souhaité dans la route d’émeraude aborder une part d’alchimie, c’est parce que le sujet est fascinant. Ce thème alchimique a bien entendu déjà été évoqué dans d’autres livres, mais soit de façon tellement développée à en être totalement indigeste, soit de façon tellement convenue à en devenir complètement bateau. Je pense, dans ce roman avoir évité ces deux écueils. Sachant bien entendu qu’il s’agit avant tout d’un roman d’aventures.

Comment définiriez-vous ce livre?

Je vous laisserai le définir plus précisément. Pour moi, il est un thriller / roman d’aventures, actuel mais reposant sur une trame historique, dont  je souhaite avant tout qu’il fasse passer à ses lecteurs un excellent moment d’émotions. Émotions volontairement au pluriel. J

Quelles sont vos lectures et vos auteurs préferés?

Pour l’heure je me concentre surtout sur l’histoire, romancée façon Valério Manfredi,  ou non, ainsi que la Fantasy, avec en ce domaine des auteurs comme Clemens, Gemmell, Rothfuss… et autres.

Quelle sera votre actualité littéraire dans les mois à venir?

La sortie officielle de la route d’émeraude le 10 mars 2011, puis le maximum de salons et de dédicaces en l’attente de la parution du suivant sur lequel je travaille en ce moment. A cet égard mon premier salon sera le salon de Paris où je dédicacerai le vendredi 18 mars, pendant la nocturne, de 19 h à 21 heures.

Encore mille merci à vous Patrick pour avoir pris le temps de me répondre et votre disponibilité!