Historique – Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis

Couverture Pourquoi j'ai mangé mon père

Synopsis:

Hilarantes et géniales, les aventures d’une famille d’hommes préhistoriques. Vous voulez connaître le fin mot de la préhistoire? Vous souhaitez savoir pourquoi le « père » a été mangé? Partez à la rencontre de cette famille délirante d’Homo erectus. Edouard, le père, fidèle adepte du progrès, apprend à domestiquer le feu; Mathilde, la mère, invente le barbecue; Vania, l’oncle rabat-joie, ne jure que par le « retour aux arbres »; enfin Ernest, le narrateur. Tout le monde le prend pour un idiot mais il sera peut être le digne fils que personne n’attend.

Mon avis:

Le titre du livre m’intriguait beaucoup même si la couverture n’est pas spécialement attirante à mon goût. D’après le synopsis, cela promettait d’être une histoire avec beaucoup d’humour et j’avais vraiment envie de découvrir ce que j’allai y trouver. Je pense que c’est vraiment l’une des toutes premières fois que je lis un livre dont la couverture ne m’attire pas mais je me suis lancé sans appréhension dans sa lecture.

Pour vous résumer un peu l’histoire sans spoiler, nous faisons la connaissance d’une famille d’hommes préhistoriques tous très différents. Le père est un obsédé de l’évolution et du progrès, la mère une adepte de la cuisine, l’oncle un acharné du retour aux anciens mode de vie dans les arbres, quand aux enfant, en grandissant, ils feront tout pour préserver leur horde des différents danger auxquels ils sont exposé par la nature mais aussi par leur père et ses expérimentations.

L’auteur nous livre ici une histoire narrer avec un langage soutenu qui ne colle absolument pas avec l’univers et les personnages de son roman. Il a écrit une satire pour se moquer de notre société actuelle en passant par des hommes préhistoriques et j’avoue qu’à certains moment on reconnaît l’une ou l’autre situation. Cependant, cette lecture m’a vraiment laissé perplexe et a bousculé mes habitudes livresque. L’histoire en elle-même est bien construite mais j’ai eu du mal à accrocher et à rentrer dans l’histoire. Je me suis fait l’effet d’une spectatrice qui lit un roman mais sans être captivé ou transcendé… Je ne dirai pas que j’ai détesté cette lecture puisque j’ai aimé le côté humoristique, le côté décalé et déjanté de certains personnages et les différentes actions présentent tout au long du récit. Si j’ai été perturbé, j’ai néanmoins passé un bon moment et le plus important, je ne me suis pas ennuyé. Comme quoi, ça a parfois du bon de bousculer ses habitudes et grâce à ce roman j’ai à nouveau envie de varier mes lectures au lieu de rester ancré dans des genres littéraires qui me plaisent à coup sûr.

Pour conclure, c’est un avis un peu mitigé avec ce roman qui m’a bousculé dans mes habitudes de lectures, m’a perturbé mais, et c’est le plus important, m’a également fait sourire et passer un bon moment. Si vous voulez être dépaysé je ne peut que vous le recommander!

Historique – Jeanne de Jacques Cassabois

Synopsis:

Jeanne. Car Jeanne d’Arc était Jeanne avant d’être chef de guerre. Figure emblématique de notre histoire, elle était surtout une jeune fille de dix-sept ans. Sa fabuleuse épopée va bouleverser le royaume de France. En deux ans, Jeanne fait sacrer un roi, repousse les Anglais, ravive la confiance d’un peuple tout entier. Sainte ou visionnaire ? Jeanne, l’étincelle de Domrémy, était d’abord un être d’exception, traversant chaque instant avec toute son énergie et son amour de vivre.

Mon avis:

A l’occasion du 600ème anniversaire de Jeanne d’Arc, j’avais très envie de découvrir ce livre et d’en savoir un peu plus sur cette jeune femme qui est resté dans les mémoires de par ses exploits malgré toutes ces années. Je dois dire qu’au niveau de la couverture, je ne la trouve pas très attrayante mais je peux vous assurer que les apparences sont trompeuses et que le contenu en vaut vraiment la peine.

L’intrigue du livre repose sur la totale transformation du personnage principal, Jeanne, mais aussi sur de nombreuses guerre pour libérer les territoires français et chasser les anglais du pays. L’histoire est vraiment très intéressante et on sent le travail de documentation que l’auteur a du faire pour nous retranscrire son histoire. Ce qui en fait un roman original selon moi, c’est qu’il est loin d’être ennuyeux ou rébarbatif et devient très vite passionnant.

Le personnage principal est Jeanne et ce petit bout de femme a suscité toute mon admiration. Fille de paysans, elle part de rien, quitte sa famille et ses amis pour se lancer dans une quête absolument gigantesque au nom de Dieu. Elle va devoir franchir un nombre incalculable d’obstacle et réussir à obtenir la confiance des gens pour que tous la croient. Malgré tout, sa foi est inébranlable et son courage sans fin. J’ai beaucoup apprécié de la voir évoluer tout au long de l’histoire et j’ai vraiment aimé son caractère de battante qui ne baisse pas les bras. En deux ans, Jeanne fait sacrer un roi, repousse les anglais et ravive la confiance d’un peuple tout entier.

Le récit se déroule en France dans différentes villes entre 1429 et 1430. Le vocabulaire est riche et pourtant très accessible. Des explications sont donnés en bas de pages pour les mots techniques et permettent donc une grande facilité de compréhension. La plume de l’auteur est fluide et le livre se lit vraiment très vite. J’ai particulièrement aimé sa façon de nous raconter l’histoire de Jeanne de façon passionnante, et j’ai vraiment pu constater le travail de recherche que l’auteur avait fait. Ce qui le change des autres romans historique qui sont, en général, ennuyeux? Et bien c’est justement la capacité de l’auteur à donner vie à son histoire. Dès les premières pages j’ai été happé par le récit et j’ai eu bien du mal à le lâcher. Il y a beaucoup d’action au fil des pages mais aussi des temps morts qui sont, je pense, indispensable et en total accord avec le roman comme par exemple les hésitations et autres tergiversations du roi et des hommes d’armes.

Pour conclure, c’est une belle découverte et j’ai vraiment passé un excellent moment de lecture en compagnie de Jeanne d’Arc. Je vous recommande vivement ce roman que ce soit pour les ados qui veulent connaître son histoire sans s’ennuyer ou encore pour les adultes. Jacques Cassabois a su me transporter à une autre époque aux côté de Jeanne et c’était un grand plaisir.

Historique – Du domaine des murmures de Carole Martinez

J’ai reçu ce livre voyageur de la part de Clara que je remercie.

Synopsis:

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son voeu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe… Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l’entraînera jusqu’en Terre sainte.

Mon avis:

C’est le premier livre de l’auteur que je lis parce que j’avais très envie de le découvrir et que la quatrième de couverture m’avait vraiment emballé. J’y ai découvert une histoire vraiment originale, qui sort des sentiers battus et qui m’a transporté tout au long de ma lecture. Esclarmonde, le personnage principal, est ici la narratrice et nous conte son histoire, son drame avec beaucoup de poésie. C’est une histoire qui mélange à la fois la réligion, l’amour, le drame et un côté historique qui m’a beaucoup plu et qui en a fait une lecture vraiment passionnante et envoûtante. Les personnages sont certes nombreux mais tous ont leur rôle à jouer et aucun ne laisse indifférents. Grâce à Esclarmonde, ils vont tous évoluer de façon plus ou moins positive et j’ai vraiment aimé les suivre pas à pas, voir leur réactions et leurs changements. Le côté religieux n’était pas lourd et ennuyeux au contraire, il m’a beaucoup plu et ajoutait un petit plus à l’histoire. Ce livre à comme je l’ai dit plus haut, un petit côté historique, médiéval qui m’a séduite puisque j’arrivait vraiment bien à m’imaginer le décor, l’environnement, etc… Le style de l’auteur est fluide et elle nous tient en haleine jusqu’au bout avec une intrigue à la fois dramatique et magnifique qui a su me conquérir. Le langage qu’elle emploi est très élégant et est vraiment en accord avec le thème du livre. J’ai beaucoup aimé le lire mais ce ne sera pas un coup de coeur pour moi parce que je trouve qu’il manquait un petit quelque chose pour me faire vibrer mais c’est tout de même une superbe découverte!

C’est un livre qui m’a permis de passer un excellent moment et que je recommande vivement pour son originalité et pour découvrir l’auteur qui fait partie de ceux à suivre!

Fantasy / Historique – Lavinia de Ursula K. Le Guin

J’ai reçu ce livre dans le cadre d’un livre voyageur par Calypso que je remercie.

Synopsis:

« Comme Hélène de Sparte j’ai causé une guerre. La sienne, ce fut en se laissant prendre par les hommes qui la voulaient ; la mienne, en refusant d’être donnée, d’être prise, en choisissant mon homme et mon destin. L’homme était illustre, le destin obscur : un bon équilibre. » Dans l’Énéide, Virgile ne la cite qu’une fois. Jamais il ne lui donne la parole. C’est la voix de Lavinia, fille du roi du Latium, que nous fait entendre Ursula Le Guin. Les présages disent qu’elle épousera un étranger venu d’au-delà des mers et qu’ils poseront les fondations d’un grand empire à venir. Enfui de Troie mise à sac, à l’issue d’un long périple, Énée remonte enfin le Tibre…

Mon avis:

Dès les premières pages de ce roman, l’auteur nous entraîne dans une autre civilisation, une autre époque, un autre monde… L’histoire de Lavinia fille, femme puis mère de rois m’a beaucoup touché et j’ai beaucoup aimé suivre son évolution, son apprentissage pour devenir une femme, ses convictions,ses croyances et ses désirs.  Tout au long du livre, elle va rester fidèle à elle-même pieuse et droite, juste et tendre. Aux côtés de son père elle va apprendre la guère, la politique, les enjeu des traités de paix et le deuil ainsi que la folie de sa mère. Malgré tout ce qu’elle va vivre, c’est une femme qui reste digne et forte et qui se bat pour ce qui est juste. Dans ce livre, on voyage dans une autre civilisation qui nous apprend ses croyances, ses oracles, ses guerres et son sens de la justice. Les nombreux personnages sont tous travaillés de façon à ne pas laisser indifférent comme par exemple Amata, la mère de Lavinia, ou encore Tyrus qui sont absolument détestable alors qu’au contraire Lavinia, Enée et Silvius sont des personnages droits et juste, dotés d’un sens des valeurs que j’ai vraiment apprécié et qui me les as rendus très attachants. Enée est un personnage fort et droit qui revient de loin puisqu’il a du porter le deuil fuir sa cité et survivre coût que coûte jusqu’à la terre promise par les présages. L’auteur tire son histoire et ses personnages de l’Enéide, poème épique de Virgile qui deviendra lui même un personnage qui entrera en contact avec Lavinia. Les scènes d’actions se succèdent avec les différentes guerre plus ou moins longues et s’en suivent des temps plus calme mais pas pour autant ennuyeux. La plume de l’auteur est fluide et le livre se lit relativement vite mais mieux vaut le savourer pour pouvoir prendre conscience et apprécier la poésie, la sagesse et la spiritualité qui en découle.

Une belle découverte pour ma part avec un livre qui m’a transporté et éblouie par sa poésie et sa sagesse. Un livre à savourer lentement pour mieux l’apprécier et surtout à découvrir ne serait-ce que pour la douceur et la poésie qu’il dégage!

Aventure / Historique – Rose-Aimée, tome 1 : La belle qui porte malheur de Béatrice Bottet

J’ai eu le grand plaisir d’être contacté début Décembre par Mathilde des Editions Nouvel Angle Matagot et de recevoir ce livre afin de le lire et d’en faire une chronique. Je les remercie donc très chaleureusement de m’avoir fait confiance et de m’avoir donné cette opportunité!

Synopsis:

San Francisco, mai 1851 Dans le saloon bruyant et enfumé bourré de chercheurs d’or, l’homme aux cheveux gris haussa la voix : – J’ai quelque chose d’important à te demander… Le jeune marin ouvrit bien grand ses oreilles. – Es-tu capable de retrouver quelque chose à Paris ? demanda Garancher, fébrile, en lui mettant une main sur le bras. Et quelqu’un ? – Ce que vous voulez, dit Martial Belleroche avec assurance. Et qui vous voulez. – Alors je compte sur toi. Mais surtout, surtout… il faudra te méfier, fit Garancher d’une voix grave et lugubre sans s’expliquer davantage. Il leva alors son verre et les deux hommes trinquèrent.

Paris, avril 1852 Fifi -Bout-d’Ficelle sourit au public et s’inclina. Tous les spectateurs sentirent leur coeur fondre. Tous sauf un. Le piano et le violon jouèrent un prélude d’une grande intensité dramatique. Fifi salua gracieusement en tenant sa robe à deux mains. Quelques applaudissements éclatèrent encore, vite rembarrés par des « chuuut » impatients. Et Fifi chanta la complainte de la fille qui portait malheur…

Mon avis:

En premier lieu je vais parler de la couverture qui est magnifique avec un titre en relief et une illustration superbe qui représente Rose-Aimée telle que je me l’imaginais sur la première de couverture, mais aussi de son médaillon sur la quatrième de couverture. Un mot également sur les illustration en début de chaque nouveaux chapitre et en séparation des paragraphes que je trouve superbe et très en accord avec l’histoire du livre. Le fascicule qui l’accompagnait avec l’interview de l’auteur et différentes information concernant l’histoire m’a énormément plus et je l’ai trouvé très détaillé et complet pour un fascicule de présentation.

Passons à l’histoire maintenant, Le récit se déroule à l’époque de la ruée vers l’or dans les années 1850 en Californie et surtout en France. Les personnages principaux Rose-Aimé et Martial vont se rencontrer à la suite de plusieurs évènement mais surtout pour une erreur de la part de ce dernier, ce qui débouchera bien entendu par des péripéties et une grande histoire d’amour mais je ne vous en dit pas plus. A la vue de ce volume, on peut être impressionné par sa taille, il fait 496 pages, mais le style d’écriture de l’auteur est fluide, le langage très facile de compréhension et les chapitres courts. Les pages se tournent vite et facilement et on se laisse emporter par l’histoire jusqu’à la fin. Parlons en de cette fin qui, je dois bien l’avouer, me laisse une seule envie: La suite!! Dommage cependant qu’il faille attendre Mai 2011 pour pouvoir découvrir le tome 2 « Le marin perdu dans la brume. »

Une chose est certaine, c’est une saga à lire et à suivre absolument que je vais bien entendu continuer et attendre impatiemment le second tome. C’est un vrai coup de coeur que je vous conseille et je remercie encore Mathilde et les Editions Nouvel Angle Matagot.